Bornéo, la grande traversée

kalimantan, Indonésie le 18/05/2014

 

En arrivant à l’aéroport de Kuching, sur l’ile de Bornéo, rien n’est clairement indiqué, du coup on suit les couloirs et on se retrouve, sans avoir passé aucun contrôle, derrière la douane. Kuching étant en Malaisie, et arrivant de Kuala Lumpur, on ne pensait pas avoir à passer la douane. On demande quand même, et on doit quand même y passer. Les douaniers nous tamponnent la sortie de Malaisie, on a du mal a bien comprendre pourquoi, mais ça se passe comme ça.

2 jours plus tard, on récupère la voiture. Dès les papiers finis, on file sur l’unique poste frontière terrestre Indonésien, Entikong, où on arrive 2H plus tard. Là, c’est le sketch ! Les douaniers Malaisiens nous laisse passer presque sans formalités. Arrivés côté Indonésien on fait les visas, ils nous les tamponnent, puis on avance pour faire les papiers de la voiture. Là ils nous disent qu’il manque un papier que les douaniers Malaisiens auraient dû nous donner. On retourne donc de l’autre côté pour le réclamer, ils n’ont pas l’air de trop comprendre de quoi il s’agit. Après un moment à tenter de se faire comprendre, ils prennent le carnet de passage en douane, bien qu’ils n’aient pas l’air de trop savoir de quoi il s’agit (carnet pour la voiture à l’international où les douaniers remplissent un volet à l’entrée, un autre sur la même page à la sortie, pour prouver qu’on à pas revendu la voiture sur place). Après une bonne demi-heure à l’étudier ils nous le rendent avec un volet de sortie tamponné, et nous explique que les Indonésiens doivent tamponner le volet d’entrée. Pas sûr qu’ils aient tout saisis !

On retourne côté Indonésien où ils ont l’air d’avoir les mêmes connaissances sur ce carnet !!!

Finalement on passe avec un carnet rempli n’importe comment, pourvu qu’on n’ait pas de problèmes pour ressortir de ce pays !!!

On prend donc la route en allumant le GPS sur la carte d’Indonésie. Malheureusement pour nous, si celui-ci connait bien Bornéo, il ne trouve aucune route sur l’île, et notre passage sur cette île étant improvisé, on n’a pas non plus de carte papier !

On s’arrête 20 km plus loin dans une agence pour voir les prix et horaires des ferrys à l’autre bout de l’île, lorsqu’on tombe sur une carte affichée au mur. C’est loin d’être détaillé, mais à défaut d’avoir mieux, on entreprend de traverser la 4ème ile du monde avec une photo de cette carte pour nous guider

La traversée se passe finalement sans problèmes, les premiers kms sont difficiles car la route est vraiment pourris, jusqu’à Tayan, si vous arrivez à zoomer sur la carte. Quelques kms après cette ville on prend un bac, puis on atterrit de l’autre côté de la rivière où la route est bien moins emprunté et bien meilleure, sauf à l’approche des ponts où le bitume est absent une cinquantaine de mètres. Ensuite on suit notre chemin en contrôlant le nom des villages où on passe sur les enseignes des restos, magasins,…

3 jours plus tard nous voilà donc à Kumaï où on prendra un billet pour le ferry qui part 3 jours plus tard pour Surabaya, sur l’ile de Java.

Entre-temps, on en profite pour aller voir un lointain cousin dans un centre de réhabilitation qui leur est dédié

On y va pour l’heure où le personnel apporte leur repas aux orangs outans, la bouffe est d’abord squatté par le mâle dominant (avec les grosses joues) et une femelle, tandis qu’une autre arrive avec son petit.

Celle-ci cassera des branches qu’elle jettera par terre, probablement pour nous effrayer. Mais elle ne descendra pas de son arbre tant que le mâle sera dans les parages.

Ce dernier laissera la place après nous avoir offert un spectacle porno-animalier

En allant au centre, on a également vu des nasiques, espèce de singes, spécifique à Bornéo, à gros nez et gros bide (ça vous fait penser à quelqu'un ? moi pas).

Etant pressé par l’urgence on ne s’attarde pas plus sur cette ile pourtant magnifique et on prend le ferry pour Java en 20H de traversée.

A bord, on se rend compte que l’organisation est bien différente de chez nous. Tout d’abord on est surpris d’avoir la seule voiture à bord, parmi 3 camions quand même. Lorsqu’on monte dans la pièce principale, tout le monde à une place réservée à même le sol, avec un matelas crasseux. On cherche le notre parmi les Indonésiens entassés, quand un membre de l’équipage nous amène à une petite pièce climatisée avec des sièges, crasseux aussi, où on doit être une petite dizaine de passagers au plus. Pourtant on était bien censés être parmi les autres, mais on ne s’en plaindra pas. Un pont extérieur vient compléter le bateau et ça s’arrête là. Pas de restos, bar où autre. Juste une petite buvette dans la pièce principale.

Passés les 10 premières heures de navigation, on se réveille pour le petit déj (fried rice de mauvaise qualité), puis je descends à la voiture chercher une bouteille d’eau. Là je constate qu’une fenêtre est ouverte, la porte conducteur aussi, et la porte passager mal fermée. Je regarde vite fait les affaires, il manque l’appareil photo et ses 2 objectifs. Je remonte prévenir Angèle, puis on va voir l’équipage et on leur donne une description précise de l’appareil. Une trentaine de minutes plus tard ils enferment tout le monde dans la salle et une bonne dizaine de membres d’équipage commencent à tout fouiller, en nous demandant d’y assister, ce qui nous met particulièrement mal à l’aise vis-à-vis des autres passagers, qui en comprenant ce qui s’est passé, semblent choqués qu’il y ait eu un vol.

Notre matériel est retrouvé au bout d’une dizaine de minutes de recherches dans une cabine, ainsi que notre GPS (il nous avait échappé celui-là). On remercie grandement l’équipage. A l’arrivée les flics seront là pour « accueillir » le suspect. On ne saura pas qui c’est, mais l’équipage nous a confirmer qu’ils ont attrapés quelqu’un, on espère au moins que c’est bien le voleur, et pas une tête de Turc.

M’enfin, nous voilà enfin sur Java, direction Bali.

 

Commentaires



Autres récits de voyage

Autres Recits en Indonésie