On prend pas l?eau à Bali alors Java bien, merci

Denpasar, Indonésie le 28/05/2014

 

En arrivant de Bornéo, on débarque à Sémarang en fin d’après-midi. On part donc pour traverser Java cette fois, île bien plus développée que Bornéo, mais assez insupportable, Java étant un peu une grosse ville, de laquelle on ne sort jamais. En effet, avec 120 millions d’habitants (2 fois la France) sur le quart de la surface française, cette île s’asphyxie. Les routes étant de plus en mauvaises états et quasiment que en 2 fois une voie, la circulation est difficile, l’air est un mélange irrespirable de pollution et de poussière et comme dit juste avant, il y a toujours des habitations, on roule des heures sans avoir de maisons distantes de plus d’une centaines de mètres.

La circulation est ici particulièrement stressante et dangereuse. Le jour, on roule à 40 voire 50 km/h max, en tentant tant bien que mal de doubler les camions qui se trainent difficilement au-dessus des 30 km/h, hors montée bien sûr, et pour avancer sans se tuer on est contraint de se mettre aux coutumes locales, un coup de klaxon avant de doubler, car ici ils ne connaissent pas les rétros ni les angles morts (tient, ça me rappelle une certaine ville rose ça). La conduite se faisant à gauche, notre volant étant du même côté, et n’ayant plus de rétro droit, on est de plus obligé de conduire à deux, le passager regardant en face si on a la place de doubler, et derrière si on peut déboiter. Enfin ça c’est quand on double pas sur la bande d’arrêt d’urgence, coincé entre le gros cul 10 cm à droite et les arbres qui bordent la route 10 cm à gauche, habitudes locales quoi.

A part ça, tout va très bien, pas de flic donc pas de règle, à part celle du plus fort. Ici les 2 roues roulent tout doucement, c’en est souvent dangereux même, les voitures se faufilent autant que possible et les bus forcent le passage à tout le monde, camions compris. Et oui, ici les bus font leurs lois, roulent comme des tarés, bien plus vite que tout le monde, déboitent au dernier moment à grand renfort d’appels de phares et de coups de klaxon, pour forcer la voiture arrivant en face à se ranger sur le bas-côté, et pouvoir doubler comme ils le veulent. Un conseil à Java : évitez les bus !!! Sur les autres iles ça va compte-tenu d’une meilleure circulation, mais à Java ils font n’importe quoi.

Bref, après 2 jours de routes sur cette ile de fous, nous voilà à Bali, bien plus agréable.

Direction l’aéroport de Denpasar, pour récupérer mon gros frère et sa moitié (voir son quart), ici devant le temple de Besakih (je vous en reparle dans quelques lignes)

Après une nuit à Bukit, presqu’ile juste au sud de Denpasar, on file sur Ubud, où vivent de nombreux artistes en herbes qui remplissent la ville de sculptures et peintures tournant principalement autour de la religion hindoue. Du coup, tout est chouette, surtout les guesthouses

Dans cette ville, on découvre également que si les Indonésiens sont particulièrement gentils, ce n’est pas le cas des macaques, qui en veulent notamment aux bouteilles d’eau

On poursuit par le lac Batur, lac de volcan avec le cône du Gunung Batur en arrière-plan

Direction le temple Besakih, le plus vénéré de Bali

Les filles auront droit à une initiation à la prière hindoue

En redescendant vers la côte est, on fait une petite pause forcée vers Sidemen, le temps de régler un problème de plaquettes chez un mécano, bah c’est con mais on n’arrive pas à trouver des plaquettes pour notre tuture ici. Le type en question semble bidouiller de vieux Toyota, ce qui nous semble tout indiqué pour nous, lui-même à l’air sûr de pouvoir nous trouver les plaquettes. Finalement après 2 bonnes heures à faire le tour de ses fournisseurs, il revient bredouille. Du coup il récupère d’autres plaquettes pour faire recoller de la matière sur les nôtres, ce qui nous permettra d’aller jusqu’à Jakarta pour enfin les faires changer. Le collage prenant la journée, on fait un tour en scooter dans les rizières alentour

On file ensuite sur Amed, sur la côte est, pour aller voir le site de plongée de Tulamben, une épave devenu un des principaux spots sur Bali

Le navire, un cargo américain coulé par les japonais durant la seconde guerre mondiale, git à une trentaine de mètres de la plage. Des poissons de milles et une couleurs ont colonisé l’épave.

Après avoir fait mumuse autour des restes de ce bateau, on prend la route de Java, en faisant une pause Babi Guling

Alors non, on ne mange pas des enfants fournis par un prêtre local, ici le babi guling, c’est du cochon de lait cuit à la broche, et après quelques mois dans des pays musulmans, c’est bon de profiter de l’exception Balinaise (l’hindouisme est majoritaire ici) pour bouffer du cochon !!!

Sur Java, on passe notre première nuit au pied du Kawah Ijen (ou pas), volcan connu pour ses porteurs de soufre, qu’on gravit tôt le matin, pour arriver avant le soleil et descendre dans le cratère, après avoir croisé quelques travailleurs, portant une bonne quarantaine de kilos sur les épaules, dans cette atmosphère de vapeurs soufrées, un boulot que t’en souffre.

Arrivés en bas, l’atmosphère nous prend à la gorge et nous piquent les yeux. On évite autant que possible les panaches de fumées, tout en cherchant à mieux voir les flammes bleues, provenant de la combustion des vapeurs de soufre.

On attend le lever du soleil au bord du lac pour enfin voir dans quoi on vit depuis quelques heures

On remonte pour voir le cratère et son lac acide (pH de 0,2) dans leur ensemble

Le lendemain on poursuit avec les volcans mais dans un autre style.

En premier plan, le mont Batok, beau cone volcanique, sur sa gauche, fumant continuellement, le mont Bromo, et en arrière-plan le mont Semeru qui produit une petite éruption toutes les demi-heures environ.

On descend ensuite dans la caldeira pour se garer au pied du Batok et gravir le mont Bromo.

Arrivés en haut on assiste au sacrifice hindou d’une poule, d’un canard et d’une oie,  en l’honneur du Bromo, volcan sacré pour cette religion.

A voir le cratère on ne voudrait pas être à la place des bêtes

On repart de là émerveillés par le spectacle de ces volcans pour se diriger vers Prambanan puis Borobudur, les 2 temples les plus célèbres de Java.

Prambanan consiste en 6 tours en l’honneur des 3 dieux de la trinité hindoux (Brahma le créateur, Shiva le destructeur et Vishnu, dieu de la stabilité du monde), et de leurs montures (le cygne Hamsa pour Brahma, le taureau Nandin pour Shiva et l’homme-oiseau Garuda pour Vishnu)

Borobudur est un temple montagne bouddhiste avec de magnifiques bas reliefs

Etant pressés par l’urgence on ne s’attarde pas et on prend la route pour l’aéroport de Jakarta d’où mon frère et Pauline repartiront pour la France.

On mettra près de 16H pour faire les 524 kms qui nous séparent de Jakarta, la route étant tantôt trouée de partout, tantôt déformée au possible, aucun danger n’est signalisé, ce qui est plutôt stressant en pleine nuit avec des phares médiocres, les bus jouent toujours au plus fous et les scooters zigzaguent sans jamais regarder ce qui vient autour d’eux. On fera tout de même une pause bouffe dans un resto où ils ont le malheur de demander si c’est l’anniversaire de quelqu’un

Puis on repart en se relayant à 3 conducteurs pour faire la route et finir sur un bouchon de 4 kms qu’on mettra …. 3H à traverser !!!!

Mais on arrive à temps pour leur avion, ouf !!!

 

Commentaires



Autres récits de voyage

Autres Recits en Indonésie