Quand la mécanique s'en mêle...

Medan, Indonésie le 09/07/2014

 

Salut tout le monde, désolé pour le temps pour mettre le dernier récit, ce fut long mais ce fut bon, comme dirait les enfants Thai, enfin voilà :

Après avoir déposé nos 2 visiteurs à l’aéroport, on prend la route de Medan, sur Sumatra, où nous avons-nous même un avion de prévu pour un aller-retour Médan – Kuala Lumpur, afin de refaire notre visa Indonésien pour un mois supplémentaire.

Une heure et demie de route et 3H de traversée en ferry plus tard, nous voici donc sur la 7ème plus grande ile du monde. On entame tout juste notre remontée de 2000 kms que « PAF – BRROOOOO » un gros bruit sourd sort du capot : le tube primaire d’échappement vient de se casser en deux, pour la deuxième fois (la première à Bali). On fera une centaine de kms comme ça, en restant autant que possible en bas régime tant le bruit est fort. Le pot ressoudé, on continue sur la trans-sumatra, une route où des nids de poules d’une cinquantaine de cms de profondeurs succèdent à d’autres,  quand la route n’a pas été emportée par un glissement de terrain juste après un virage (et sans jamais la moindre signalisation), même si en générale on le voit de loin

Le deuxième soir, alors qu’on voulait rejoindre la prochaine grosse ville pour dormir, les feux nous lâchent, en même temps que les warnings et le klaxon ! Nous voilà donc sur la route en pleine nuit sans pouvoir nous signaler aux autres, dans un pays où personne ne regarde ni ses rétro ni ses angles morts, le klaxon étant donc en permanence sollicité.

Un camionneur ne parlant que l’indonésien viendra voir notre problème, après de longues explications tout en gestes, il fera la route derrière nous en plein phare pour nous éclairer et en faisant des appels dès qu’une voiture arrive en face.

On repart le lendemain pour 5 jours de plus de route, partageant celle-ci avec les minibus pourris mais tous tunés

Bon on comprend qu’en faisant d’incroyables pointes à 50 km/h l’aileron en carton soit indispensable !

On prend bien soin chaque soir de trouver un hôtel avant la tombée de la nuit, non seulement en raison de notre voiture sans phares, mais également pour avoir été mis en garde par 5 ou 6 locaux différents que les routes de Sumatra étaient dangereuses, des personnes ayant pris l’habitude de jeter des pierres sur les voitures pour racketter les occupants. Et en effet, personne ne roule la nuit, même les camionneurs s’arrêtent au crépuscule pour dormir devant les hôtels.

Le 5ème jour un clac-clac-clac se fait subitement entendre, je m’arrête regarde sous le capot : la courroie de direction assistée commence à nous lâcher. N’en ayant pas en rab je coupe le morceau qui part en espérant enrayer le phénomène le temps d’en trouver une autre, mais 5 minutes plus tard ça recommence. Elle finira par se détendre et sauter de son emplacement, nous laissant donc sans direction assistée. Heureusement ici ce ne sont pas les courroies qui manquent, on en trouve partout de toutes longueurs et largeurs. Je fini donc la journée à la force des bras pour changer la courroie le soir venu.

Le 6ème jour, c’est au tour de l’embrayage, on perd déjà depuis quelques temps du liquide, mais on n’a pas pris le temps de le changer car nous devons impérativement être le lendemain à Medan pour notre avion. La perte de liquide devenant trop importante pour continuer ainsi, nous finirons les 100 kms restant en prenant un taxi collectif le lendemain matin et atteindrons enfin l’aéroport en 2H30 de routes.

Revenus à la voiture on cherche un récepteur d’embrayage pour régler notre problème, mais devant la difficulté à trouver la pièce, on finira par aller voir un mécano qui nous le trouvera et le changera.

En repartant, on passe par Lingga, village  connu pour ses maisons traditionnelles Batak, dans lesquelles s’entassent 8 familles (Père, mère, fille et garçon, à l’adolescence ces derniers partent vivre dans une autre maison avec les autres jeunes hommes du village)

On fait ensuite un tour sur la presqu’ile de Samosir, au milieu du lac Toba, plus grand lac volcanique au monde.

Ici, les églises ne ressemblent pas aux nôtres

Plus tard, en redescendant Sumatra, c’est le décanteur qui prend l’air. Impossible de retrouver un joint adapté, du coup le gazole n’arrive plus jusqu’à la pompe.

On s’arrête chez un mécano poids lourd pour changer le décanteur et régler notre problème de phares et klaxon au passage (un fil cassé tout bêtement). Le mécano nous proposera même de changer notre moteur, nous expliquant que c’est le même que des camions locaux et qu’il en a un en stock. Le nôtre va très bien, merci au revoir.

On continu par un petit détour vers la vallée d’Harau.

Et on fait une dernière visite sur cette ile en voyant le palais Istano Silinduang Bulan

Arrivés sur Java on reprend la direction de Bali, soit 2 jours et demi de route, quand aux 2 tiers du trajets le tube primaire d’échappement nous lâche pour la 3ème fois. On trouve un mécano qui nous refait un tube sur mesure et le ressoude sur les raccords de l’ancien tube.

Après ce bidouillage en règle, on poursuit jusqu’à Denpasar, sur Bali, où on a 2 contacts pour des shipping pour la voiture. Le premier nous fera un devis raisonnable et on lui demande donc de préparer les papiers pendant qu’on va, avec son accord, sur les Gili Islands, 3 petites iles paradisiaques au nord de Lombok.

Nous voilà donc sur Gili Air, où on prendra du bon temps entre une séance de snorkelling et une de plongée. Les fonds marins sont saturés de coraux faisant une véritable forêt sous-marine

Nous croiserons 4 tortues durant cette plongée

De retour sur Bali on retourne voir notre contact shipping qui ne semble pas avoir avancée d’un poil. N’ayant pas trop confiance en lui, on retourne sur Java, à Surabaya, gros port international Indonésien, où on trouvera une agence plus sérieuse, mais bien plus coûteuse. Il ne nous reste qu’une semaine avant de quitter ce pays et c’est bien peu pour faire les formalités, surtout qu’il faut compter dedans quelques jours fériés locaux. Nous voilà donc repartis à zéros pour les papiers, heureusement cette agence réglera tous nos problèmes dans les temps.

On refait une énième fois les 400 kms qui nous séparent de Denpasar pour finir notre voyage sur 3 plongées où de toutes petites raies nous émerveilleront

Ces 4 raies Manta de 3 à 4m d’envergures sont parfaitement inoffensives et nagent le plus paisiblement du monde.

Une fois revenus de ces plongées, on met le cap sur Surabaya pour la dernière fois. On passera une journée complète pour les formalités puis, peu avant d’arriver devant le container, l’embrayage se remet à faire des siennes. Pour les quelques kms qu’il nous reste on finit donc en embrayant au minimum et en pompant à chaque sur la pédale d’embrayage à chaque fois qu’on en a besoin. On réussit finalement à mettre la bête dans sa cage (enfin la voiture, pas Angèle)

Une dernière nuit en Indonésie puis on part pour un long périple en avion. En effet, pour pas payer les billets trop cher on avait déjà réservé depuis 2 mois au départ de Kuala Lumpur, sans savoir où on serait réellement.  On part donc à 7H à l’aéroport voir les vols sur place pour rejoindre la capitale Malaisienne. Finalement on aura un vol à 11H pour Jakarta et un second à 16H pour Kuala Lumpur. Ensuite on passe la nuit à l’aéroport pour en repartir à 9H le lendemain en direction de Colombo, où on se posera 3H30 plus tard (10H heure locale).

On profite d’un peu de temps sur place pour aller voir E.T. et un tonton flingueur, oups, pardon, un dieu paon.

On redécolle à 1H30 de Colombo pour finalement se poser 11h plus tard à Roissy (9H en France) d’où on filera chez mon frère à Paris pour retrouver ma famille et surtout déguster un plateau de charcuterie, un plateau de fromage et une bouteille de rouge bien mérités !!!

Le soir on filera à Montargis chez la famille d’Angèle, où seule sa sœur Amandine nous attend, pour faire une surprise à ses parents et à Sandrine sa sœur ainée, et surtout à Marion, sa dernière sœur (enfin dernière par l’âge hein, pas par le cerveau) pour son anniversaire

On récupère la tuture le 11 juillet à Fos sur Mer.

On mettra d’ici plus tard un dernier récit pour donner quelques chiffres sur le voyage

 

Un grand merci à tout le monde, des attardés montargois aux futurs chômeurs toulousains, des pains aux chocolats meldois aux bouts de bois bordelais, des anciens parigos aux nouveaux marseillais, des gens de la ville à ceux du fin fond de la campagne, enfin bref, merci de nous avoir suivi.

A bientôt pour ceux qu’on n’a pas encore revus, à plus tard pour les autres.

 

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